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Oh, si mon peuple m’écoutait !

Es.42.21-24 :

« L’Éternel a voulu, pour le bonheur d’Israël, publier une loi grande et magnifique. Et c’est un peuple pillé et dépouillé ! On les a tous enchaînés dans des cavernes, plongés dans des cachots ; Ils ont été mis au pillage, et personne qui les délivre ! Dépouillés, et personne qui dise : Restitue ! Qui parmi vous prêtera l’oreille à ces choses ? Qui voudra s’y rendre attentif pour écouter à l’avenir ? Qui a livré Jacob aux pillages et Israël aux pillards ? N’est–ce pas l’Éternel ? Nous avons péché contre lui. Ils n’ont point voulu marcher dans ses voies et ils n’ont point écouté sa loi. »

Verset 21 : ‘L’Éternel a voulu, pour le bonheur d’Israël, publier une loi grande et magnifique …’, une loi lui assurant la paix, le bonheur, la liberté, la santé, la prospérité, la victoire sur ses ennemis ; une loi de bénédiction lui garantissant qu’il serait la tête et la non la queue, « qu’il serait toujours en haut et jamais en bas. » (Deut.28.13).

Destiné à faire envie aux autres nations étant pour elle non un peuple ‘chouchou’ mais un peuple témoin.

Et cependant, c’est tout le contraire qui se passe. Nous avons un peuple dépouillé de son onction, de ses privilèges, de sa puissance, de sa joie, de son autorité, pris dans les liens de son péché, gémissant sous le joug de la servitude. Dans Jer.8.15, le peuple se plaint en ces termes : « Nous espérions la paix, et il n’arrive rien d’heureux ; un temps de guérison, et voici la terreur ! »

‘C’est exactement ma situation !’ S’écrient bien des chrétiens !!!

Pourquoi une telle situation ? Dans Jer.9.13 : « L’Éternel dit : c’est parce qu’ils ont abandonné ma loi, que j’avais mise devant eux ; parce qu’ils n’ont point écouté ma voix, et qu’ils ne l’ont point suivie ; parce qu’ils ont suivi les penchants de leur cœur, et qu’ils sont allés après les Baals, comme leurs pères le leur ont appris. »

L’Éternel avait solennellement avertit son peuple que s’ils sanctifiaient l’alliance en obéissant à ses commandements, ils bénéficieraient de ses bénédictions mais qu’en revanche s’ils profanaient l’alliance en désobéissant à ses commandements ils endureraient ses malédictions, cfr. Deutéronome 28.

Face à une telle situation, le cœur du père ne peut que soupirer ‘Oh, si mon peuple m’écoutait, si Israël marchait dans mes voies ! En un instant je confondrais leurs ennemis, je tournerais ma main contre leurs adversaires ; Ceux qui haïssent l’Éternel le flatteraient, et le bonheur d’Israël durerait toujours ; Je le nourrirais du meilleur froment, et je le rassasierais du miel du rocher.’ Ps.81.14-17.

‘Oh si mon peuple m’écoutait…’

Cette exclamation du Dieu tout puissant à l’égard de son peuple est des plus poignantes ! Il observe, le cœur brisé, la souffrance de ses enfants, il voit leurs luttes, leurs combats, leurs détresses. Il voit avec colère et indignation, un adversaire déchu, vaincu en toute légalité faire cependant des ravages et s’exclame « Oh ! si mon peuple m’écoutait… »

Il observe une Église aujourd’hui devenue la risée du monde, perdant de plus en plus de sa saveur et être sur le point d’être foulée au pied par les hommes et s’exclame « Oh ! Si mon peuple m’écoutait… »

Il voit avec peine ses enfants rechercher des erzatzs… pour combler le vide de leur cœur, devenant des proies faciles d’individus sans scrupules, véritable loups déguisé en agneau… et s’exclame « Oh ! Si mon peuple m’écoutait… »

Le Seigneur Jésus pleure sur un monde malade du péché, accablé par mille maux, écrasé par la culpabilité, acculé au désespoir, opprimé par Satan, se dirigeant à pas de géants vers l’enfer éternel ! En même temps, il voit le formidable potentiel qui est à la disposition de son Église et s’exclame « Oh ! Si mon peuple m’écoutait… »

Il t’observe toi, avec une infinie tristesse, avec tes hauts et tes bas, désillusionné, perplexe, flirtant avec le monde, enviant les sans Dieu ; sur le point de retourner à ce que tu as vomi, et il te dit dans Ps.81.9 « Puisses-tu m’écouter… »

Il sonde ton cœur cher enfant de Dieu, il y lit comme dans un livre ouvert, il entend tes propos désabusés ! Il te voit tenaillé par le doute et l’incrédulité… et s’exclame « Oh ! Si seulement… »

Je fais remarquer que dans l’ancien testament il n’y a qu’un seul mot qui traduit les mots ‘écouter’ et ‘obéir’. Pour le Seigneur, si nous n’obéissons pas, nous n’écoutons pas ! C’est pareil pour des parents lorsqu’ils disent à propos de leurs enfants qu’ils n’écoutent pas, ils veulent dire en réalité qu’ils n’obéissent pas.

Nous ne pourrons jamais détourner l’attention de Dieu de ce sujet. Dieu place l’obéissance au dessus de tout.

Que vas-tu faire ?

Persister dans la désobéissance à sa parole ?

Ou avec détermination marcher dans l’obéissance à ses commandements ?

Dieu ne te contraindra pas car il nous laisse libre de nos choix et cette liberté va jusqu’aux ultimes conséquences ; terrestres et éternelles !

Si tu choisis la voie de l’obéissance inconditionnelle à sa voix, écoute la promesse que Dieu t’adresse dans Es.48.17-19 : « Ainsi parle l’Éternel, ton rédempteur, le Saint d’Israël : Moi, l’Éternel, ton Dieu, je t’instruis pour ton bien, je te conduis dans la voie que tu dois suivre. Oh ! Si tu étais attentif à mes commandements ! Ton bien-être serait comme un fleuve, et ton bonheur comme les flots de la mer ; ta postérité serait comme le sable, et les fruits de tes entrailles comme les grains de sable ; ton nom ne serait point effacé, anéanti devant moi. »

Que Dieu te bénisse !

Aristides Brouzakis

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